Tiques et agents pathogènes transmis par les tiques : FAQ
Tiques et piqûres de tiques
L'essentiel en bref
- Les tiques sont présentes dans toute la Suisse.
- Les tiques, par leurs piqûres, peuvent transmettre des maladies telles que la méningo-encéphalite à tiques (FSME) ou la borréliose ou maladie de Lyme.
- Les tiques sont particulièrement actives au printemps et au début de l'été, ainsi qu’en automne.
- Prévention : porter des vêtements longs, utiliser un produit anti-insectes et inspecter son corps après avoir passé du temps en plein air.
- Il existe un vaccin contre FSME, mais pas contre la borréliose ou maladie de Lyme.
La principale espèce de tique en Suisse est la tique commune Ixodes ricinus. Elle vit dans les forêts, dans les sous-bois denses, à la lisière des forêts, dans les clairières, mais aussi à proximité des rivières et dans les parcs proches des forêts. Les tiques sont présentes dans toute la Suisse : le risque de piqûres est donc présent dans toutes les régions.
Les tiques sont particulièrement actives au printemps et au début de l'été, période durant laquelle elles atteignent leur premier pic d'activité. Un deuxième pic, légèrement moins important, survient à l'automne, lorsque la température et l'humidité redeviennent plus favorables.
Le meilleur moyen de se protéger des tiques, en particulier lors de promenades dans les sous-bois ou les herbes hautes, est de porter des habits couvrants et des chaussures fermées. Des manches longues et des chaussettes relevées par-dessus les pantalons sont recommandées. Au retour de la promenade, contrôler tout le corps et, le cas échéant, enlever les tiques le plus rapidement possible, sans aucun traitement préalable. Désinfecter ensuite l’endroit de la piqûre.
On distingue deux sortes de produits : les répulsifs, qui éloignent les tiques, et les acaricides, qui les tuent. Seuls les répulsifs conviennent pour les applications sur la peau ou sur les habits ; les acaricides peuvent être nocifs en cas de contact direct avec la peau. Les substances actives autorisées pour les répulsifs se différencient quant à leur tolérance cutanée et quant à l’utilisation possible chez les enfants en bas âge. Les produits contenant du DEET peuvent provoquer des allergies sur les peaux sensibles et chez les enfants de moins de deux ans. Les substances actives icaridine et citriodiol ont une meilleure tolérance cutanée pour un effet comparable à celui du DEET ; certains produits qui les contiennent sont autorisés pour les enfants dès l’âge d’un an. Tous les produits ont un effet limité à quelques heures, et aucun ne peut garantir une protection complète contre les piqûres. Les pharmaciens et droguistes renseignent volontiers sur les produits appropriés.
Certaines personnes sont plus souvent la cible de moustiques que d’autres. En revanche, aucune étude n’a identifié de facteurs spécifiques prédisposant aux piqûres de tiques.
Cela dépend du stade de développement de la tique. La tique Ixodes ricinus se développe en trois stades : larve, nymphe, adulte. À moins qu’elles soient retirées avant, les larves restent accrochées deux à cinq jours, les nymphes deux à sept jours et les adultes femelles six à onze jours. Les adultes mâles ne piquent pas.
Différents instruments sont proposés à cet effet, comme la pince à tiques, le tire-tique ou la carte à tiques. Le choix de l’instrument dépend des préférences individuelles. Une pince à écharde ou toute autre fine brucelle pointue en acier chromé fait très bien l’affaire, alors que les pincettes à bouts larges sont déconseillées, car elles écraseraient l’abdomen de la tique, ce qui augmente le risque de transmission d’agents pathogènes. Quel que soit l’instrument utilisé, la tique doit être retirée en un mouvement lent et régulier, perpendiculaire à la peau. Il est ensuite important de bien désinfecter l’endroit de la piqûre.
Dans tous les cas, les tiques devraient être retirées le plus vite possible, car plus elles sucent de sang, plus le risque de transmission d’agents pathogènes est élevé (quelques minutes pour la FSME, env. 16 h pour la borréliose ou maladie de Lyme). À défaut d’un instrument adéquat, on peut retirer les tiques en les pinçant avec les ongles.
à Comment retirer une tique ? (Inclus : instructions avec images)
Ou l’endroit selon la terminologie utilisée dans le document.
Non. Une tête de tique qui reste crochée n’est pas plus dangereuse qu’une écharde. Tout comme cette dernière, il s’agit d’un corps étranger et elle sera évacuée par la peau. Il faut néanmoins s’efforcer de retirer entièrement les tiques puis de bien désinfecter l’endroit de la piqûre.
Non, il faut retirer les tiques sans autre moyen qu’un instrument approprié.
Il n’est pas nécessaire d’aller chez le médecin pour enlever une tique. L’essentiel est de la retirer le plus rapidement possible. L’endroit de la piqûre doit ensuite être désinfecté avec un antiseptique et observé pendant quelques jours. Il est en outre conseillé de noter où et quand la piqûre a eu lieu (photo de la piqûre). Il faut consulter un médecin si des rougeurs apparaissent à l’endroit de la piqûre ainsi qu’en cas de maux de tête, de douleurs articulaires ou de symptômes grippaux.
Transmission d'agents pathogènes par les piqûres de tiques
L'essentiel en bref
- Toutes les piqûres de tiques ne provoquent pas une infection.
- Les tiques peuvent transmettre des bactéries et des virus.
- Retirer rapidement la tique réduit le risque d’infection.
En Suisse, les tiques transmettent principalement la bactérie Borrelia burgdorferi sensu lato, responsable de la borréliose ou maladie de Lyme, et le virus de la méningo-encéphalite à tiques (FSME), aussi appelée méningo-encéphalite verno-estivale (FSME). L’agent de la tularémie (Francisella tularensis) peut également être transmis par les tiques ainsi que, beaucoup plus rarement, ceux de l’anaplasmose (Anaplasma phagocytophilum), certaines rickettsioses (Rickettsia helvetica et monacensis), la babésiose (Babesia spp.) et la néoehrlichiose (Candidatus Neoehrlichia mikurensis).
En Suisse, environ 5 à 30 % (dans certains endroits jusqu’à 50 %) des tiques sont porteuses de l’agent de la borréliose/maladie de Lyme et environ 1 % sont porteuses du virus de la FSME.
Non.
Non, mais des cas rares de transmission du virus par transfusion ont été rapportés.
À ce jour, aucun cas de transmission des bactéries responsables de la borréliose/maladie de Lyme par le lait maternel n'a été rapporté. En revanche, dans le cas de la FSME, une transmission par le lait maternel ne peut être totalement exclue ; au moins un cas probable est documenté dans la littérature spécialisée (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35447060/).
Les agents pathogènes les plus souvent transmis par les tiques
L'essentiel en bref
- En Suisse, les borrélies (borréliose ou maladie de Lyme) et le virus de la FSME sont particulièrement répandus
- Les autres infections sont beaucoup plus rares.
- Le risque dépend de la région, de la saison et du temps écoulé entre la piqûre et le retrait de la tique.
La borréliose ou maladie de Lyme est une maladie bactérienne contre laquelle il n’existe pas encore de vaccin. Le seul moyen de la prévenir est de se protéger contre les piqûres de tiques. Le cas échéant, la borréliose peut être traitée par des antibiotiques.
La FSME est une infection virale. Outre les mesures de protection générales contre les piqûres de tiques, un vaccin permet de prévenir la maladie. En revanche, seuls des médicaments destinés à soulager les symptômes sont disponibles dans la prise en charge des personnes atteintes de la FSME.Les deux maladies passent souvent inaperçues. Une piqûre par une tique infectée ne transmet pas nécessairement l’agent pathogène et si tel est pourtant le cas, la maladie ne se développe pas toujours. La probabilité d’être atteint d’une borréliose/maladie de Lyme après une piqûre de tique est d’environ 3 % ; pour la FSME, elle est tout au plus de 2 % après une piqûre subie dans une zone endémique. Les deux maladies peuvent cependant entraîner des séquelles persistantes, en particulier des paralysies, voire – très rarement – la mort pour l'encéphalite à tique.
Concernant la borréliose ou maladie de Lyme, on ne dispose en Suisse que d’estimations : il s’agirait de 8 000 à 15 000 cas de maladie par an. Les chiffres sont plus précis pour la FSME, car cette maladie est soumise à la déclaration obligatoire. Entre 200 et 500 cas de maladie sont ainsi déclarés chaque année.
- Veuillez consulter le portail d'information de l'OFSP sur les maladies transmissibles pour plus d'informations.
Borréliose ou maladie de Lyme
La borréliose (borréliose de Lyme ou maladie de Lyme) est une maladie bactérienne qui peut affecter divers organes. Toutefois, dans la majorité des cas, l’infection est asymptomatique et seuls environ 5 % des piqûres de tiques entraînent une infection et plus rarement une maladie.
La borréliose ou maladie de Lyme se manifeste par des symptômes très variés et évolue généralement en trois stades :
Stade précoce localisé –1 à 30 jours après la piqûre : une éruption cutanée, appelée « érythème migrant » peut se former autour de la piqûre. La rougeur s’étend durant quelques jours, avant de disparaître spontanément. Il faut néanmoins consulter un médecin. Cette phase peut être accompagnée plus rarement de symptômes pseudo-grippaux ou passer totalement inaperçue.
Stade précoce disséminé – quelques semaines à plusieurs mois après la piqûre infectante : apparition possible d'un érythème multiple sur tout le corps, sans relation avec l’endroit de la piqûre. Ce stade peut également se manifester sous forme de douleurs dans le dos et la nuque ainsi que de troubles de la sensibilité et de paralysies au niveau du visage. Durant ce stade, des douleurs articulaires sont également possibles et, plus rarement, des troubles cardiaques et oculaires.
Stade disséminé tardif – quelques années après la piqûre : cette phase est caractérisée par des altérations de la peau, des douleurs articulaires ainsi que des troubles de la marche ou du comportement.
Quel que soit son stade, la borréliose ou maladie de Lyme est habituellement traitée avec des antibiotiques.En Suisse, les agents de la borréliose sont transmis par les tiques de l’espèce Ixodes ricinus.
En principe oui, mais le risque est extrêmement faible, car les larves de tiques sont très rarement porteuses de Borrelia et piquent beaucoup plus rarement l’être humain.
Il est recommandé de consulter un médecin si des maux de tête, des douleurs articulaires, des éruptions cutanées ou des symptômes grippaux surviennent après une piqûre de tique.
La borréliose ou maladie de Lyme chronique est une infection bactérienne qui n’a pas été traitée. Une prise d’antibiotiques pendant trois ou quatre semaines permet de la guérir. Si les troubles persistent après ce traitement, il faut examiner les critères du syndrome post traitement de la maladie de Lyme.
Le syndrome post-traitement de la maladie de Lyme (PTLDS) n'est plus une infection bactérienne, mais un état qui survient après une borréliose ou maladie de Lyme traitée avec succès. Le PTLSD ne peut pas être traité avec des antibiotiques. Dans le milieu scientifique, les termes « symptômes résiduels ou persistants » et « syndrome post-traitement de la maladie de Lyme » sont utilisés de manière interchangeable.
Le syndrome de fatigue chronique peut être provoqué par un grand nombre de facteurs, et la cause déterminante reste très souvent inconnue. Une infection traitée avec succès ou une infection passée, quelle qu’ait été son origine, peut être une de ces causes.
L’éruption cutanée ronde ou ovale appelée érythème migrant (Erythema migrans) qui se forme autour de la piqûre de la tique est le principal symptôme permettant de détecter et de diagnostiquer la borréliose ou maladie de Lyme à un stade précoce (dans les quatre semaines suivant la piqûre). L’érythème migrant atteint les plus souvent au moins cinq centimètres de diamètre. Toutefois, ce symptôme ne se manifeste pas toujours et son absence ne permet pas d’exclure une infection à Borrelia.
L’érythème migrant est à différencier d’une réaction locale à une piqûre de tique : une rougeur peut apparaître dans les heures (jusqu’à deux jours) qui suivent une piqûre, mais son diamètre ne dépasse que rarement un centimètre de diamètre, elle ne grandit pas et disparaît ensuite rapidement.
L’érythème migrant est de couleur rouge – bleu - violet. Son aspect varie toutefois selon les régions du monde et le type de peau.
Oui.
L’érythème migrant peut persister entre quelques jours et au maximum six semaines. Avec un traitement antibiotique, il disparaît en une dizaine de jours.
Non.
Le diagnostic repose tout d’abord sur l’anamnèse et l’examen clinique de la personne. L’anamnèse permet notamment de déterminer si la personne a été exposée aux tiques et/ou si elle se souvient s’être fait piquée par une tique. Selon les symptômes observés et le résultat de l’examen clinique, le médecin posera un diagnostic présomptif de borréliose. Partant de ce diagnostic, il examinera la nécessité d’effectuer un test laboratoire et, le cas échéant, l’ordonnera. Le diagnostic définitif est posé sur la base de tous ces éléments (anamnèse, symptômes, résultats de l’examen clinique et - si indiqué - test laboratoire).
Demandez au médecin de vous expliquer encore une fois les résultats de l’examen. Un test sanguin peut indiquer une infection à Borrelia passée et guérie. C’est-à-dire qu'un résultat de laboratoire positif ne signifie pas une maladie active. Cela peut se produire en l’absence de symptômes spécifiques de la maladie de Lyme ; on parle alors de cicatrice sérologique qui ne demande aucun traitement.
La sérologie, analyse qui permet de détecter les anticorps, est l’instrument de base pour le diagnostic de laboratoire de la borréliose ou maladie de Lyme. Effectuée au début de la maladie, elle fournit toutefois souvent des résultats négatifs, car à ce stade les bactéries se développent localement et ne sont pas encore disséminées dans tout le corps. Il faut donc attendre plusieurs semaines avant que les anticorps produits en réaction à une infection puissent être détectés par un test sanguin ou sérologique.
Il n’y a pas de réponse toute faite à cette question ; seul le médecin peut en juger. Le diagnostic des maladies infectieuses repose typiquement sur une combinaison de symptômes cliniques et de résultats d’examens tels que les tests de laboratoire ou l’imagerie médicale. Tous les résultats doivent être pris en compte pour obtenir un diagnostic correct.
Non, le test TTL (test de transformation des lymphocytes) n’est pas commercialisé en Suisse. Il est inapproprié dans la pratique, car il donne des résultats faux positifs dans environ la moitié des cas. Les patients reçoivent alors des traitements antibiotiques sans aucune nécessité. Des études ces dernières années n'ont montré aucun avantage de ce test par rapport à la sérologie.
Le mandat que le médecin donne au laboratoire dépend des symptômes observés et du résultat de l’examen clinique.
En phase tardive disséminée, un traitement dure tout aux plus quatre semaines ; sinon, plutôt une à trois semaines. La durée du traitement dépend de la forme de borréliose/maladie de Lyme diagnostiquée et de l’antibiotique prescrit. Le traitement est défini de manière individuelle pour chaque personne, conformément aux recommandations de la Société Suisse d’Infectiologie (SSI).
- Borréliose, Maladie de LymeLe traitement relève de la responsabilité du médecin traitant.
Oui. Un traitement antibiotique correct empêche la maladie de progresser. C’est pourquoi il faut consulter un médecin lorsque des symptômes surviennent après une piqûre de tiques.
Une relation de confiance entre le médecin et la personne soignée est essentielle et devrait fonder la décision. En cas de doute, il est toujours possible de demander un deuxième avis.
Non. Lorsque les symptômes et les résultats de l’examen médical sont compatibles avec une borréliose, le traitement antibiotique est également instauré immédiatement chez les enfants.
Le traitement approprié relève de la compétence du médecin traitant.
Méningo-encéphalite à tiques (FSME)
En Suisse, le virus FSME est transmis par les tiques de l'espèce Ixodes ricinus. Dans certains cas, des transmissions ont également été observées après la consommation de produits à base de lait cru, notamment de lait de chèvre.
La FSME est une infection virale qui peut affecter le système nerveux central. Dans les cas symptomatiques, des symptômes pseudo-grippaux tels que fièvre, fatigue, maux de tête ou douleurs musculaires surviennent environ une semaine après la piqûre. Cette phase de la maladie dure entre un et huit jours et se termine généralement par une guérison spontanée. Environ 10 % des personnes infectées ne guérissent pas spontanément, mais développent une seconde phase, qui affecte le système nerveux central. Elle se manifeste par des méningites ou des encéphalites accompagnées de fièvre, de maux de tête, de douleurs dorsales et cervicales ainsi que de troubles de la conscience et de paralysies. Environ 1 % des personnes atteintes de la FSME décèdent. Bien que la FSME soit considérée comme une maladie moins sévère chez les enfants, de très rares cas graves ont été rapportés. Dans environ 70 % des cas, l’infection est asymptomatique et passe inaperçue. Il n’existe pas de médicament contre le virus de la FSME, de sorte que le traitement se limite à soulager les symptômes de la maladie. Il est en revanche possible de se faire vacciner contre la FSME.
Il est recommandé de consulter un médecin si des maux de tête, des douleurs articulaires, des éruptions cutanées ou des symptômes grippaux surviennent après une piqûre de tique.
Oui. La vaccination est recommandée pour tous les adultes et les enfants, en général dès l’âge de 3 ans, qui habitent ou séjournent temporairement dans une zone à risque. Le vaccin étant autorisé dès l’âge d’un an, la vaccination peut être envisagée pour les enfants âgés de 1–2 ans, s’il existe un risque accru d’exposition aux tiques. Toute Suisse, à l’exception du canton du Tes-sin, est considérée comme une zone à risque.
En Suisse, les vaccins de deux firmes pharmaceutiques sont autorisés. Tous deux existent en formulation pour enfants et en formulation pour adultes : celui de Bavarian Nordic, Encepur® N Enfants, pour les enfants jusqu’à 11 ans, et Encepur® N pour toutes les personnes dès 12 ans, et celui de Pfizer, FSME-Immun® Junior, pour les enfants jusqu’à 15 ans, et FSME Immun® CC pour toutes les personnes à partir de 16 ans.
- compendium.ch (Encepur) & compendium.ch (FSME Immun CC)
- Méningo-encéphalite à tiques: la maladie et le vaccinNon, le vaccin n’agit pas assez rapidement pour protéger contre une FSME après une piqûre de tique.
Une primovaccination complète, c-à-d. trois doses de vaccin, assure une protection à long terme. Une vaccination de rappel est recommandée après dix ans. Il n’existe pas de valeurs de titre d’anticorps généralement reconnues comme indicatrices d’une protection suffisante contre la FSME.
Des informations concernant la prise en charge des vaccinations et des vaccins par l’assurance obligatoire des soins (assurance de base) sont disponibles sur la page « Mesures de prévention » de l’OFSP www.bag.admin.ch/aos-prevention.
Le vaccin est très bien toléré. Environ un tiers des personnes vaccinées présentent des réactions locales telles que rougeurs, gonflements ou douleurs au site d'injection ; celles-ci disparaissent généralement après un à deux jours. Selon l’information professionnelle, les maux de tête, la fatigue, les nausées et les douleurs musculaires et articulaires font également partie des effets indésirables fréquents. Occasionnellement, de la fièvre a également été observée. Des informations complètes sur chacun des vaccins sont disponibles sur www.swissmedicinfo.ch/.
Les personnes souffrant d’une maladie aiguë devraient attendre la guérison complète avant de se faire vacciner. Les personnes chez lesquelles le vaccin ou l’un de ses composants a déjà provoqué une réaction allergique devraient renoncer à la vaccination. Pour celles qui ont déjà eu des réactions allergiques non anaphylactiques aux protéines du blanc d’œuf, une vaccination ne doit être envisagée que moyennant une surveillance clinique étroite. Avant toute vaccination, il convient par principe de demander conseil à un médecin ou à un pharmacien.
Oui, les vaccins inactivés tels que celui contre la FSME peuvent être administrés pendant la grossesse. Il convient toutefois de peser soigneusement les avantages et les risques, en concertation avec le médecin traitant, et de ne vacciner qu'en cas d'indication claire.
Le médecin procède tout d’abord à l’anamnèse et à l’examen clinique de la personne. L’anamnèse permet notamment de déterminer si la personne a été vaccinée contre la FSME et d’évaluer l’éventualité d’une piqûre de tiques. Selon les symptômes observés et le résultat de l’examen clinique, le médecin posera un diagnostic présomptif de FSME. Partant de ce diagnostic, il examinera la nécessité d’effectuer un test de laboratoire et, le cas échéant, l’ordonnera. Le diagnostic définitif est posé sur la base de tous ces éléments (anamnèse, symptômes, résultats de l’examen et - si indiqué - test sanguin).
Le mandat que le médecin donne au laboratoire dépend des symptômes observés et du résultat de l’examen clinique.
Comme il n’existe pas de thérapie spécifique contre la FSME, le traitement consiste à soulager les symptômes.
Assurance et droit
La SUVA recommande de procéder ainsi
- Si des signes apparents de borréliose/maladie de Lyme ou de FSME se manifestent après une piqûre de tique, il faut consulter un médecin.
- Conformément à la jurisprudence, une piqûre de tique est un accident.
- En cas de piqûre de tique donnant lieu à une consultation médicale et pour autant qu’une couverture accidents existe, il convient d’avertir l’assurance.
Piqûre de tique et prise en charge par l’assurance-accidents
- En cas de piqûre de tique donnant lieu à une consultation médicale et pour autant qu’une couverture accidents existe, il convient d’avertir l’assurance.
Informations complémentaites
En cas de symptômes, il convient dans un premier temps de consulter le médecin de famille. Au besoin, celui-ci orientera vers un ou une spécialiste. Il s’agit généralement d’infectiologues travaillant dans des hôpitaux cantonaux ou universitaires.
En Suisse, le Centre national de référence pour les maladies transmises par les tiques (CNRT) est l’organisme compétent pour les diagnostics de référence et les diagnostics de confirmation de ces maladies.
- Accueil - Swissticks
Informations sur les agents pathogènes
- Pathogenes - Swissticks
Brochure de la CNRT – FAQ
- https://swissticks.ch/wp-content/uploads/2024/06/Flyer_tiques_fr.pdf
Recommandations relatives à la vaccination contre la FSME - Mise à jour août 2024
Anti-Brumm: Les tiques : Aperçu de ce qu'il faut savoi | ANTI-BRUMM®
Ch.ch: Les tiques en Suisse
Portail d'information sur les maladies transmissibles
Portail d'information de l'OFSP sur les maladies transmissiblesLa Ligue suisse des personnes atteintes de maladies à tiques
La Ligue suisse des personnes atteintes de maladies à tiques (LMT) se fixe pour but de favoriser l'échange d'informations sur les maladies à tiques et de diffuser des informations en la matière. Elle s'engage en faveur de la prévention et cherche à faciliter les contacts des personnes atteintes de la maladie avec les institutions médicales, sociales et sanitaires.
zeckenliga.ch
Thèmes complémentaires

Maladies transmises par les tiques
En Suisse, les principales maladies transmises par les tiques sont la borréliose, la méningo-encéphalite verno-estivale (MEVE) et la tularémie.
Méningo-encéphalite à tiques (FSME)
La FSME est une maladie virale transmise par la piqûre d'une tique infectée. Il existe différentes mesures préventives. La vaccination est recommandée dès l’âge de 6 ans, aux personnes se rendant dans des zones à risque.
Borréliose / Maladie de Lyme
La maladie de Lyme se transmet par les tiques. Il est important de se protéger en examinant son corps après les activités de plein air afin d’éliminer rapidement les tiques. L'infection peut être traitée avec des antibiotiques.
Office fédéral de la santé publique OFSP
Schwarzenburgstrasse 157
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