Mise en oeuvre des mesures de la stratégie addiction

Mise en oeuvre des mesures

Août 2019 – La politique des addictions est un secteur en constante évolution, sans cesse confronté à de nouveaux défis comme le changement des schémas comportementaux et des tendances de consommation.

La vue d’ensemble ci-après donne un aperçu de l’état d’avancement des activités qui contribuent à la mise en œuvre de la Stratégie nationale Addictions.


Nouveau représentant de Fedpol au sein d’organisations consacrées aux addictions

Portrait Gennari

 

Depuis juin 2019, Sandro Gennari représente Fedpol dans des organisations de lutte contre les addictions telles que le GTID Drogues et le groupe de travail CoP. Policier et juriste, il apporte non seulement son expérience du terrain, mais aussi ses aptitudes stratégiques.

Vous êtes analyste stratégique à l’Office fédéral de la police (Fedpol). En quoi consiste votre travail ?

Dans le contexte de la police, nous nous basons sur le modèle américain, qui distingue l’intelligence stratégique (strategic intelligence) de l’intelligence opérationnelle (operational intelligence). Cette dernière consiste à rassembler des informations servant avant tout à poursuivre l’auteur du délit. Leur objectif commun est d’établir des rapports de situation et des bases décisionnelles destinées à la gestion et à la politique. Nous ne nous concentrons pas seulement sur les événements présents, mais aussi sur l’avenir, de sorte à éviter des surprises désagréables. En tant qu’analyste stratégique chez Fedpol, je contribue d’une part au traitement des interventions parlementaires. D’autre part, je travaille dans le domaine de la criminalité liée aux stupéfiants, selon l’approche de l’intelligence stratégique.

Que faisiez-vous auparavant ? Qu’est-ce qui vous a amené à travailler pour Fedpol ?

Je suis fasciné par le domaine de la poursuite pénale et de la sécurité. Le côté tactique, pratique et manuel m’intéresse tout autant que les disciplines universitaires correspondantes. Avant Fedpol, mon travail de policier et mes études de droit m’ont permis de me consacrer à ces intérêts variés.

Dans le domaine des drogues et des addictions, quels aspects sont importants à vos yeux ?

Le commerce de stupéfiants illégaux est une affaire extrêmement lucrative pour les organisations criminelles. Il est probable que les réseaux terroristes financent aussi leurs activités de cette manière. Pour la police, il est important de tenir compte de cette situation de façon adéquate. La poursuite des acteurs influents est un facteur important, notamment pour la sécurité nationale.

Au niveau des consommateurs, une approche exclusivement répressive ne mène à rien. Selon moi, il est primordial de rechercher les causes des addictions et de l’abus de substances, qui sont de natures biopsychique et sociale. Pour agir à ce niveau, il est nécessaire de travailler en réseau et de manière interdisciplinaire, ce qui est rendu possible par le plan de mesures relatif à la Stratégie nationale Addictions. Dans le domaine des drogues, l’équilibre entre répression et prévention est délicat. Pour cette raison, j’estime que le dialogue, la compréhension mutuelle et la collaboration des différents représentants sont bénéfiques. J’ai vécu un bon exemple d’une telle coopération à Berne, où l’unité spéciale de la police cantonale « Krokus », qui lutte contre la criminalité liée aux stupéfiants, est en contact régulier avec le centre d’accueil de la Hodlerstrasse.

Dans le cadre de mon travail de policier, j’ai pu observer ce que l’addiction fait aux êtres humains et les effets dévastateurs de certaines substances. Le potentiel de souffrance est énorme, et j’espère qu’en collaborant, nous parviendrons à améliorer cette situation.

Que faites-vous en dehors de votre travail administratif et policier ?

Durant mon temps libre, je pratique la musculation et les sports de combat, ainsi que des activités créatives comme la photographie, la retouche d’images et la cuisine. Par ailleurs, je me consacre à mon intérêt pour le côté manuel du domaine de la sécurité en participant aux entraînements d’un club de tir de défense et de secourisme tactique. J’entretiens mes relations sociales, et je me détends en lisant, en faisant du parapente ou en regardant des séries et des films. « Narcos », sur Netflix, est d’ailleurs une excellente série.


Manuel en ligne de la médecine de l’addiction

La plateforme Praticien Addiction Suisse soutient les professionnels des soins de base dans leur travail auprès des personnes souffrant d’addiction. L’évaluation publiée en début d’année confirme sa grande utilité pour les médecins de famille ou encore les pharmaciens.

www.praticien-addiction.ch

Rapport d’évaluation Praticien Addiction Suisse


Usage problématique de médicaments psychoactifs : nouvel état des lieux

L’état des lieux sur l’usage problématique de médicaments psychoactifs traite des comportements à risque liés à l’utilisation de ces médicaments et de la pharmacodépendance.

Parmi les principaux médicaments psychoactifs pouvant entraîner une dépendance, on trouve

  • les analgésiques et antitussifs opioïdes, ainsi que
  • les somnifères et les tranquillisants (p. ex., la benzodiazépine).

L’état des lieux vise à analyser la situation prévalant actuellement en Suisse et à en dégager les actions éventuellement nécessaires. L’analyse de la littérature et les interviews d’experts réalisées pour son élaboration font ressortir que deux domaines posent plus particulièrement problème :

  • La consommation de somnifères et de tranquillisants chez les personnes de 60 ans et plus : Les personnes âgées recourent relativement souvent à ce type de médicaments. Or même à faibles doses, et pour peu que la durée de prise excède deux semaines, ces derniers peuvent entraîner une dépendance, justement dite « à faible dose », et provoquer en cas d’arrêt l’apparition d’un syndrome de sevrage.
  • La consommation d’analgésiques opioïdes chez les patients souffrant de douleurs chroniques : Entre 2006 et 2013, la consommation d’opioïdes forts a plus que doublé. Or 80 % de ces substances sont utilisées pour traiter des douleurs chroniques, non associées au cancer. Ceci alors même que l’on ne sait pas avec précision dans quelle mesure elles sont réellement capables d’améliorer le contrôle de ce type de douleurs.

Consulter l’état des lieux de l’usage problématique de médicaments psychoactifs


Nouvelles dates pour la soumission de projet au Fonds de prévention des problèmes liés à l’alcool

Avec la Stratégie nationale pour la prévention des maladies non transmissibles (MNT), Promotion Santé Suisse, le Fonds de prévention du tabagisme, l'Office fédéral de la santé publique et la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé se sont fixé pour objectif d'harmoniser autant que possible les procédures de dépôt et d'attribution des fonds. Une étape importante consiste à harmoniser les délais de soumission des demandes.

En conséquence, dès 2020, il y aura deux dates limites pour soumettre des demandes de financement pour des projets de prévention en matière d’alcool (Fonds de prévention alcool, financement selon l'art. 43a de la Loi sur l'alcool) :

  • 28.2.2020 : délai de soumission pour les petits projets ;
  • 31.8.2020 : délai de soumission pour les projets standard et les petits projets.

Lien vers le site du Fonds de prévention des problèmes liés à l’alcool


Dernière modification 26.08.2019

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