Donneurs vivants : expression de la volonté et protection

Les personnes souhaitant faire un don d’organe de leur vivant doivent être informées de façon claire et détaillée sur l’intervention et sur les risques qui en découlent. Cette décision doit être prise volontairement et sans pression.

L’ordonnance sur la transplantation réglemente précisément les informations requises pour qu’une personne soit en mesure de se prononcer pour ou contre un don d’organes de son vivant (vous trouverez davantage d'informations dans la rubrique « Législation »). Cette personne doit en particulier être informée de façon claire et détaillée sur l’intervention et sur les risques qui en découlent pour sa santé. Il faut éviter de nourrir de trop fortes attentes sur les chances de réussite de la transplantation.

En outre, le donneur potentiel doit prendre cette décision volontairement et sans subir de pression de la part de la famille. Si des raisons médicales ou psychologiques l’imposent, aucun organe ne sera prélevé même si la personne y avait consenti. Le futur donneur doit fournir son consentement par écrit.

Seule une personne capable de discernement et majeure peut faire don d’un organe de son vivant. À certaines conditions très strictes, les mineurs peuvent faire don de tissus régénérables. Vous trouverez davantage d’informations dans la fiche d'information concernant le don d'organes, de tissus ou de cellules par des personnes vivantes, dans la rubrique « Documents ».

Influence sur la relation

Un don d'organes modifie durablement la relation entre le donneur et le receveur. D'ailleurs, toute la famille proche est généralement concernée. Un donneur doit être conscient que son don ne permettra peut-être pas au receveur de recouvrer pleinement la santé et que la transplantation peut échouer. Dans de tels cas, déceptions, accès d'agressivité ou sentiment de culpabilité peuvent survenir. Dans des conditions favorables et moyennant un encadrement psychologique de qualité, le don d'organes constitue le plus souvent une expérience globalement positive. Des enquêtes effectuées auprès de donneurs révèlent que pratiquement aucun d’entre eux ne regrette son choix et que si c’était à refaire, ils agiraient de la même manière. 

Législation

Législation Médecine de la transplantation

La loi sur la transplantation crée la base légale nécessaire à la médecine de la transplantation en Suisse. Elle se fonde sur l’art. 119a de la Constitution fédérale et est complétée par six ordonnances d’exécution.

Informations complémentaires

Le don d’organes de son vivant

De son vivant, il est possible de faire don de certains organes. Un tel don provient en général d’un membre de la famille ; il présente des avantages notables mais n'est pas dépourvu de risques pour le donneur.

Le déroulement d'un don par une personne vivante

Le don d'organes par une personne vivante doit être planifié de façon très minutieuse. Dans l'exemple ci-dessous, une mère fait don d'un rein à sa fille. Cette histoire fictive permet de mieux comprendre le déroulement typique d'un don d'organes.

La transplantation croisée

Pour des raisons de compatibilité, une personne ne peut pas toujours faire, de son vivant, don d’un rein à un proche. La transplantation croisée permet alors d’attribuer des organes, par croisement, à des receveurs compatibles.

Don de cellules souches du sang

La transplantation de cellules souches hématopoïétiques intervient dans le traitement des maladies graves du sang. Les personnes désireuses de donner des cellules souches peuvent se faire enregistrer. Mais elles doivent être informées du déroulement et des risques du don.

Dernière modification 28.08.2018

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