Recherche dans le domaine de la transplantation

Le travail intensif de recherche mené en médecine de la transplantation permet de poursuivre les importants progrès réalisés ces dernières années, d’explorer de nouvelles méthodes et d’optimiser en permanence les procédures standards.

La médecine de la transplantation a connu d’importants succès ces dernières années. Nombre de transplantations expérimentales ont pu être perfectionnées et sont aujourd’hui bien établies. Ces progrès se poursuivent : les procédures standards sont constamment améliorées et de nouvelles méthodes sont explorées.

Explorer de nouvelles méthodes

Actuellement, la recherche dans le domaine de la transplantation se concentre sur les thèmes suivants : 

  • Rejet et tolérance : les chercheurs étudient des solutions pour lutter contre le rejet chronique des organes transplantés. L’une d’entre elles consiste à développer de nouveaux médicaments qui inhibent uniquement les défenses immunitaires responsables du rejet de l’organe. Une autre serait de modifier le système immunitaire avant la transplantation de manière à ce qu’il ne considère pas le nouvel organe comme étant « étranger » (induction de la tolérance).
  • Cellules souches : parallèlement à la transplantation de cellules souches du sang pratiquée actuellement, les chercheurs étudient les possibilités de transplanter d’autres cellules souches. Des problèmes éthiques se posent cependant dans les cas où les cellules souches proviennent d’embryons humains. Par ailleurs, les offres peu sérieuses de traitements à base de cellules souches sont nombreuses sur Internet.
  • Génie tissulaire : cette branche de la recherche sur les cellules souches s’occupe de la culture de tissus naturels en laboratoire. L’objectif à long terme est de cultiver des tissus complexes, voire des organes. Les progrès faits dans le développement des substituts de peau sont particulièrement significatifs.
  • Organes et tissus artificiels : ce sont des dispositifs médicaux permettant de remplacer ou d’assister un organe défaillant. Il s’agit le plus souvent d’une approche transitoire, dans l’attente de la solution définitive que constitue la transplantation (p. ex., dialyseur ou cœur artificiel).
  • Xénotransplantation : les chercheurs étudient les possibilités de transplanter des organes, des tissus et des cellules d’origine animale. Toutefois, les difficultés d’ordre médical et les questions éthiques sont nombreuses. Les chances de réussite de la xénotransplantation doivent être augmentées par des modifications génétiques ciblées de l’animal, en l’occurrence du porc.
  • Transplantations expérimentales : les organes et les cellules souches du sang n’étaient jusqu’à présent transplantés que dans. les cas de maladies mortelles. Aujourd’hui, des recherches se penchent également sur la transplantation de tissus complexes (p. ex., de membres ou de visage) ou d’organes (p. ex., d’un utérus) afin de traiter certains handicaps ou de rétablir certaines fonctions.

Améliorer les procédures existantes

Les succès enregistrés par la médecine de la transplantation sont étroitement liés aux innombrables progrès de la chirurgie, de la technique et de la conservation des organes. Dans ces domaines, les spécialistes se concentrent avant tout sur les améliorations possibles des procédures existantes :

  • Prise en charge du donneur : après le décès du donneur, il s’agit de ralentir le plus possible la détérioration des organes jusqu’au moment de leur prélèvement.
  • Conservation des organes : la conservation et le transport d’un organe doivent être assurés au mieux entre le moment où il est prélevé et celui où il est transplanté. À cet effet, de nouveaux appareils permettant de raccorder un organe à une sorte de circulation artificielle pendant son transport sont, par exemple, développés.
  • Techniques opératoires : de nouvelles techniques sont développées afin de réduire au maximum les risques de complication et les contraintes pour les patients. Ceci est particulièrement important pour les donneurs vivants, car l’intervention chirurgicale est réalisée sur une personne en bonne santé.

Tous les éléments de la procédure de transplantation font également l’objet de recherches (identification du donneur par l’hôpital, aspects logistiques, etc.).

 

Dernière modification 06.08.2018

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