Indicateurs de qualité Instructions

Instructions pour les indicateurs de qualité

De quoi s’agit-il ?

Le concept des indicateurs de qualité choisi par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a été développé afin d'évaluer les hôpitaux de soins aigus. L'Allemagne et l'Autriche utilisent des systèmes comparables pour mesurer la qualité des résultats à partir de données de routine. En Suisse, ces indicateurs sont appelés « CH-IQI » (Swiss Inpatient Quality Indicators). Actuellement, ils sont calculés selon les spécifications CH-IQI (version 4.2). Les indicateurs se répartissent entre 13 domaines (de A à Z) et 55 pathologies et traitements (chapitre A1 à Z1). Chaque chapitre contient entre 1 et 23 indicateurs.

Faits & chiffres Hôpitaux > Indicateurs de qualité des hôpitaux suisses de soins aigus > Indicateurs de qualité Documentation

Il existe différents types d'indicateurs de qualité, chacun comprenant des informations différentes :

  • type F: Nombre de cas (p. ex., D.3.1.F : nombre d'hospitalisations en raison d'un cancer des poumons)
  • type M: Mortalité (p. ex., A.1.1.M : mortalité chez tous les patients âgés de plus de 19 ans ayant fait un infarctus du myocarde)
  • type P: Pourcentages (p. ex., G.1.4.P : taux de césarienne sur le nombre de naissances)
  • type S: Information spéciale (p. ex., C.1.3.S : valeur moyenne de l'index de Barthel des patients lors de l'admission en rééducation gériatrique précoce)
  • type X: Durée de séjour moyenne (p. ex., Z.1.1.X : durée de séjour moyenne en jours pour les patients ayant subi une ablation des amygdales palatines, sans tumeur)
 

Les indicateurs de qualité mettent en lumière la qualité dans chaque hôpital. Des conclusions définitives (preuves que la qualité est particulièrement bonne ou particulièrement mauvaise) nécessitent une analyse approfondie. Les comparaisons doivent être effectuées avec la précaution nécessaire, afin d'éviter la comparaison entre hôpitaux ayant des mandats de desserte différents. Lorsque l'on compare la mortalité, il convient, dans tous les cas, de s'axer sur le SMR. En règle générale, il n'est pas possible d'effectuer un classement direct des hôpitaux. Il importe enfin de préciser que l'interprétation approfondie de nombre d'indicateurs nécessite des connaissances médicales spécialisées.

Comment faut-il interpréter les indicateurs ?

Il sera judicieux, dans la plupart des cas, de comparer les indicateurs des hôpitaux comparables d'un point de vue fonctionnel (p. ex., hôpitaux universitaires) ou ayant un rayon d'activité similaire (p. ex., hôpitaux d'un canton déterminé). L'Office fédéral de la statistique (OFS) attribue tous les hôpitaux suisses à un type d'établissement. Les indicateurs de qualité sont calculés exclusivement pour les hôpitaux de soins aigus dans leur globalité, même si l'hôpital comprend plusieurs sites (p. ex., Hirslanden Bern AG, qui se compose des sites Clinique Beau-Site, Clinique Permanence et Salem-Spital).

Dans tous les cas, le nombre de patients traités à l'hôpital (en stationnaire) est inscrit pour chaque indicateur. Le nombre de cas est important pour l'interprétation à plusieurs titres. Dans de nombreux cas, il constitue un signal de qualité en soi, puisque le nombre de cas fournit des informations sur l'expérience de l'établissement hospitalier pour un traitement déterminé ou des patients souffrant de la pathologie en question. Afin d'évaluer si un nombre de cas est faible ou élevé en comparaison nationale, on peut le comparer avec les valeurs d'autres hôpitaux.

Il est également conseillé de lancer en premier une requête sur le nombre de cas pour l'interprétation des pourcentages, de la mortalité ou de la durée de séjour : si le nombre est faible, il se peut que les indicateurs soient fortement influencés par des cas individuels, perdant ainsi de leur pertinence. Pour cette raison, il vaut mieux ne pas considérer chaque année isolément : lorsque le nombre de cas est faible et que les résultats varient fortement d'une année à l'autre, cela est dû à de tels cas individuels. Ainsi, une comparaison sur plusieurs années donne une idée plus précise de la situation.

En outre, une pratique divergente - voire erronée - en matière de codage dans les hôpitaux peut être la cause des différences relevées. Dans le cadre de la consultation préalable, certains hôpitaux ont commenté leurs valeurs et mis en évidence des particularités de leurs données. Les commentaires apparaissent dans les résultats sous forme de notes de bas de page.

Les indicateurs relatifs à la mortalité dans les hôpitaux doivent, dans tous les cas, être interprétés avec précaution. Il convient d'évaluer la mortalité observée en lien avec la mortalité attendue. Pour comparer les hôpitaux, il importe de recourir au SMR, car il s'agit d'un indicateur prenant les risques en considération. Ce faisant, il faut tenir compte des différents types d'hôpitaux (hôpitaux de soins de base, médecine de pointe).

Les pourcentages fournissent des renseignements sur l'application de certains types de traitement : par exemple, le nombre de fois où une opération mini-invasive a été menée. Ils peuvent également livrer des informations sur la prise en charge de certains traitements à l'échelle suisse : par exemple, la fréquence à laquelle les patients victimes d'un accident vasculaire cérébral sont traités dans un établissement spécialisé en neurologie (Stroke Unit).

La durée du séjour n'est indiquée que pour certains groupes de maladies suffisamment homogènes. En cas d'intervention planifiée, cette information peut être utile au patient.

Qu'est-ce que le ratio standardisé de mortalité (Standardized Mortality Ratio, SMR) ?

Comme la structure des patients peut fortement varier d'un hôpital à l'autre, une comparaison du taux de mortalité brut (sans ajustement des risques) est inadmissible. Plusieurs procédures sont en usage pour permettre la comparabilité. Pour la présente analyse, on a procédé à un ajustement des risques sur la base de l'âge et du sexe. Pour ce faire, la « standardisation indirecte » a été choisie. Cette méthode permet de calculer le quotient du nombre de décès survenus dans un hôpital et du nombre de décès attendu sur la base de l'âge et du sexe, c'est-à-dire le SMR (Standardised Mortality Ratio, ratio indirect standardisé de mortalité). Un ajustement des risques en vertu de l'âge et du sexe a été effectué pour la présente évaluation. Un SMR supérieur à 1 signifie donc que l'hôpital en question a enregistré un nombre de décès plus élevé que celui attendu (et inversement si la valeur est inférieure à 1).

Où et sous quelle forme peut-on trouver les résultats relatifs à la qualité des hôpitaux suisses de soins aigus ?

  • Le document « Indicateurs de qualité des hôpitaux suisses de soins aigus », publié au format PDF, présente en son chapitre 5 les résultats de tous les indicateurs de qualité de ces établissements pendant l'année sous revue ; il permet également de comparer ces résultats avec ceux de la période allant de 2011 à l'année précédant l'année sous revue. On y trouve aussi les résultats par type d'établissement et, sous forme résumée, pour toute la Suisse. Faits & chiffres Hôpitaux > Indicateurs de qualité des hôpitaux suisses de soins aigus > Indicateurs de qualité Documentation
  • Les tableaux synoptiques contenant tous les indicateurs pour chaque hôpital peuvent être consultés au format PDF via Recherche d'hôpitaux. Faits & chiffres Hôpitaux > Recherche d'hôpitaux > par canton
  • Les données issues de ces tableaux sont également disponibles au format CSV, pour une utilisation ultérieure facilitée. Faits & chiffres Hôpitaux > Indicateurs de qualité des hôpitaux suisses de soins aigus > Indicateurs de qualité Documentation
  • Il est possible de consulter simultanément et de comparer jusqu'à cinq indicateurs de qualité pour cinq hôpitaux au maximum via Requête. Des informations plus détaillées concernant l'instrument de recherche sont disponibles ci-dessous. Faits & chiffres Hôpitaux > Indicateurs de qualité des hôpitaux suisses de soins aigus > Indicateurs de qualité Requête
  • Pour tous les indicateurs de qualité du type F (nombre de cas), il est possible de consulter des listes présentant le nombre de cas de tous les hôpitaux. Faits & chiffres Hôpitaux > Indicateurs de qualité des hôpitaux suisses de soins aigus > Indicateurs de qualité Nombre de cas
  • Pour tous les indicateurs de qualité du type X (durée de séjour), il est possible de consulter des listes présentant la durée de séjour moyenne et le nombre de cas de tous les hôpitaux. Faits & chiffres Hôpitaux > Indicateurs de qualité des hôpitaux suisses de soins aigus > Indicateurs de qualité Durée de séjour moyenne
  • Un dossier ZIP contient les données de référence relatives aux indicateurs de qualité pour toute la Suisse. Ces données présentent les résultats des dernières années (au maximum jusqu'en 2008) pour l'ensemble de la Suisse et fournissent des informations sur l'évolution de chaque indicateur à l'échelle suisse. Le dossier ZIP contient également les données pour l'ajustement des risques en fonction de l'âge et du sexe. Faits & chiffres Hôpitaux > Indicateurs de qualité des hôpitaux suisses de soins aigus > Indicateurs de qualité Documentation
  • Les spécifications détaillées pour le calcul de chaque indicateur, avec une description des critères de sélection, sont disponibles sur ce site pour les versions différentes. Faits & chiffres Hôpitaux > Indicateurs de qualité des hôpitaux suisses de soins aigus > Indicateurs de qualité Spécifications CH-IQI

De quoi faut-il tenir compte lors de la requête ?

Pour chaque requête, cinq indicateurs de cinq hôpitaux différents peuvent être visualisés simultanément. Les informations affichées divergent selon le type d'indicateur :

  • type F : seul un nombre de cas est affiché par année pour l'hôpital sélectionné. Le nombre de cas se réfère à tous les patients traités pour une pathologie définie, au moyen d'une intervention déterminée ou correspondant à d'autres critères d'inclusion.
  • type M : s'agissant des données relatives à la mortalité, le nombre de cas est inscrit, par hôpital et par année, dans la première colonne, comme pour les indicateurs de type F. Ensuite, d'autres données apparaissent dans cet ordre :
    1. le nombre de décès survenus,
    2. le taux de décès parmi les cas traités à l'hôpital (« Mortalité observée ») ;
    3. la mortalité attendue, en tenant compte de l'âge et du sexe des patients traités (« Mortalité attendue »), et
    4. le quotient du nombre de décès observés et du nombre de décès attendu en vertu de l'âge et du sexe, soit le Standardized Mortality Ratio (SMR ; ratio standardisé de mortalité).
     
  • type P : Les pourcentages contiennent deux lignes par hôpital. Exemple pour le taux de césarienne : le nombre total de naissances à l'hôpital figure dans la première ligne et le nombre de ces naissances par césarienne, dans la seconde. Le pourcentage effectivement intéressant (indicateur) se trouve dans la deuxième colonne de la deuxième ligne : taux de césarienne sur toutes les naissances (en pour-cent). A titre de comparaison, la valeur moyenne suisse figure dans la troisième colonne.
  • type S : le nombre de cas et l'information spéciale (p.ex. IB moyen) sont affichés.
 

Le lien situé sous le tableau comparatif permet de visualiser les résultats soit pour les deux dernières années, soit pour toutes les années disponibles (à partir de 2008).

La version 4.2, qui propose davantage de spécifications, est utilisée à partir de 2015. Lorsque les résultats actuels ne peuvent pas être comparés avec ceux des années précédentes, cela est indiqué dans le tableau.

Certains indicateurs ne peuvent pas être calculés sur toute la période allant de 2008 à l'année sous revue. Le signe «…» est utilisé dans ces cas.

Par ailleurs, le symbole «*» est employé pour indiquer qu'il n'est pas judicieux de reporter des données. Particulièrement les petits hôpitaux ou les cliniques spécialisées ne traitent des patients que dans des domaines spécifiques ou ne réalisent que des interventions définies. Seuls quelques indicateurs avec un nombre de cas supérieur à 0 peuvent donc être consultés pour ces établissements. Lorsque le nombre de cas est inférieur à 10, le symbole « * » est utilisé en lieu et place des données.

Quelle est la signification des différentes abréviations ?

AIT
Accident ischémique transitoire
BPCO
Broncho-pneumopathie chronique obstructive (chronic obstructive pulmonary disease)
CCG
Cathétérisme cardiaque gauche
CH-IQI
Swiss Inpatient Quality Indicators
CIM-10
Classification internationale des maladies, 10 e révision
DP
Diagnostic principal
DS
Diagnostic secondaire
DRG
Diagnosis Related Groups, groupes de cas par diagnostic
EPT
Endoprothèse totale (remplacement de l'articulation)
IB
Index de Barthel
NSTEMI
Infarctus non transmural (non-ST-elevation myocardial infarction)
NYHA IV
Maladie cardiaque, impossibilité de poursuivre une activité physique sans gêne : les symptômes de l'insuffisance cardiaque sont présents, même au repos et la gêne est accrue par toute activité physique.
OFS
Office fédéral de la statistique
OFSP
Office fédéral de la santé publique
OP
Opération
PTA
Angioplasties transluminales percutanées
SMR
Taux des décès observés et attendus (standardized mortality ratio)
RTU
Résection transurétrale
VEF1
Volume expiratoire forcé durant la première seconde (capacité en une seconde)

Où peut-on trouver les informations et les documents mentionnés ?

Dernière modification 26.02.2018

Contact

Office fédéral de la santé publique OFSP
Unité de direction Assurance maladie et accidents
Division Surveillance de l'assurance
Section Gestion des données et statistique
Schwarzenburgstrasse 157
CH-3003 Berne

Tel.
+41 58 462 21 11

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