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Don d’organes

Le don d’organes peut sauver la vie de la personne qui le reçoit et considérablement améliorer sa qualité de vie. Mais il s’accompagne d’un certain risque pour le donneur vivant et pour le receveur. C’est également une intervention éprouvante pour les parties impliquées ainsi que pour les proches.

Prélèvement d'organes sur des personnes vivantes et sur des personnes décédées

Donner un organe est toujours un acte expressément consenti et gratuit. Le donneur et ses proches ne reçoivent aucune rétribution financière ni aucun avantage quelconque pour ce don. On distingue les dons prélevés sur un donneur vivant et sur donneur défunt :

  • donneur vivant : un organe entier ou partiel, un tissu ou encore des cellules sont prélevés sur une personne en bonne santé. Ce prélèvement s'accompagne de certains risques : il est donc possible de faire un don d'organes seulement après s'être soumis à des examens médicaux et psychologiques approfondis. Les frais directement ou indirectement liés à la transplantation (p. ex., perte de salaire) sont remboursés.
  • donneur décédé : les organes, tissus ou cellules sont prélevés sur une personne défunte. Le critère de décès défini par la loi est celui de « mort cérébrale ». Le prélèvement d'un organe n'est autorisé que si le donneur y a consenti. Après un prélèvement, les proches du donneur défunt ne sont pas informés de l'identité du receveur de l'organe ou du tissu. Mais s'ils le souhaitent, ils seront informés de l'issue de l'opération.

A titre d'exemple, le don concerne les reins, le foie, le cœur, les poumons ainsi que des tissus (p. ex., cornée) et certaines cellules (cellules souches du sang). 

Etude sur les raisons expliquant le faible taux de dons d'organes et les différences entre les régions

Les sondages indiquent que la population suisse est majoritairement favorable au don d'organes et que, par ailleurs, les donneurs vivants ont une expérience globalement positive.
Malgré cela, la Suisse se situe en retrait par rapport aux autres pays européens en termes d'organes prélevés sur des défunts, et les patients nécessitant une greffe doivent souvent attendre longtemps.
La Suisse affiche un faible taux de donneurs en comparaison internationale. En outre, le nombre de donneurs enregistrés varie fortement entre les différents hôpitaux de prélèvement de même qu'entre les régions linguistiques. En 2009, l'OFSP a lancé l'étude « Swiss Monitoring of Potential Donors » (SwissPOD) pour examiner ces différences et prendre les mesures nécessaires. Cette étude de cohorte prospective passe en revue tous les décès survenus dans les services de soins intensifs ainsi que dans de nombreux services d'urgence des hôpitaux suisses et évalue leur procédure en matière de don d'organes. Les résultats montrent le potentiel de donneurs en Suisse et indiquent les procédures qu'il est possible d'améliorer. L'étude, dirigée par le Comité National du Don d'Organes (CNDO) (cf. glossaire), bénéficie du soutien financier des cinq hôpitaux universitaires, de l'hôpital cantonal de Saint-Gall et de l'OFSP. Les premiers résultats ont été publiés le 9 janvier 2013 (le rapport de l'étude SwissPOD peut être téléchargé dans la colonne de droite).


Thèmes traités dans ce chapitre : 



A partir de quel moment considère-t-on qu’une personne est décédée et comment se déroule le prélèvement ?

Quels sont les avantages et les risques du don d’organes d’une personne vivante ?

Quel sont les conséquences psychologiques du don d’organe ?




Demande concernant le sujet

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Carte de donneur et brochure d'information

Etude SwissPOD

Typ: PDF

Variation des taux de don d’organes en Suisse : étude de cohorte prospective de donneurs potentiels (SwissPOD)
14.01.2013 | 2716 kb | PDF

Glossaire

Liens

Questions fréquentes



http://www.bag.admin.ch/transplantation/00695/index.html?lang=fr