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Papillomavirus humains (HPV)

ACTUALITES

Dès 2015, la vaccination contre les HPV est recommandée à tous les garçons et les jeunes hommes âgés de 11 à 26 ans en tant que vaccination complémentaire; dès le 1er juillet 2016, les coûts de la vaccination sont couverts par les assurances maladie si elle est effectuée dans le cadre d'un programme cantonal. Les hommes ont des verrues génitales aussi souvent que les femmes et peuvent, dans de rares cas, développer un cancer dû aux HPV. Ils doivent donc également pouvoir bénéficier d’une couverture optimale.

Qu'est-ce que le HPV ? 

Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus très répandus. Il en existe plus de 100 types différents dont une quarantaine est responsable d'infections dans la sphère génitale. Selon le type, ceux-ci peuvent causer soit des verrues génitales, soit des lésions précancéreuses pouvant évoluer en cancer. Les HPV se transmettent lors des rapports sexuels par simple contact avec la peau ou les muqueuses.

On estime que 70 à 80 % de la population sexuellement active sera infectée par un papillomavirus au cours de sa vie, mais dans 90 % des cas il passera inaperçu et partira sans traitement. Les lésions du col de l'utérus provoquées par les HPV sont indolores. Lors d'un examen de contrôle, les gynécologues peuvent les diagnostiquer au moyen d'un frottis cervical ou d'autres analyses. Si elles persistent, elles sont traitées (laser, chirurgie). Contrairement au cancer du col il n'existe pas encore de dépistage de routine pour les autres cancers causés par les HPV.

En Suisse, le cancer du col de l'utérus est le 5e cancer le plus fréquent chez les femmes de 20 à 49 ans. La vaccination et le contrôle gynécologique périodique sont complémentaires et peuvent à eux deux diminuer fortement la fréquence de ce type de cancer. Le préservatif n'offre qu'une protection partielle contre les HPV, mais une bonne protection contre les autres infections sexuellement transmissibles ; il devrait donc être utilisé systématiquement, y compris par les personnes vaccinées.

Vaccins et doses

Les vaccins Cervarix® et Gardasil® offrent une protection de > 95 % contre les infections à HPV de types 16 et 18, responsables d'environ 70 % des cancers du col de l'utérus et environ 80% des cancers anaux. Le Gardasil® protège en plus contre les deux types (6 et 11) causant des verrues génitales.

La vaccination consiste en deux ou trois doses selon l'âge auquel elle est administrée. Pour les adolescents de 11 à 14 ans, il faut deux doses du même vaccin à un intervalle de six mois. Dès 15 ans, trois doses sur une période d'au moins six mois sont nécessaires.

Recommandations de vaccination

La vaccination est recommandée comme vaccination de base pour les jeunes filles de 11 à 14 ans, et comme vaccination de rattrapage pour les jeunes filles et les jeunes femmes jusqu'à 19 ans. Les femmes de 20 à 26 ans peuvent également en bénéficier, mais cela doit être décidé selon l'évaluation individuelle faite avec le médecin ; c'est pourquoi elle est recommandée comme vaccination complémentaire à cet âge.

La vaccination est recommandée comme vaccination complémentaire pour les garçons et les hommes de 11 à 26 ans, de préférence avant l'âge de 15 ans.

Le plus judicieux est de vacciner avant le début des relations sexuelles. Pour les filles, les coûts de la vaccination sont couverts par les caisses-maladie si elle est effectuée dans le cadre d'un programme cantonal. Dès le 1er juillet 2016, il en sera de même pour les garçons et les jeunes hommes de 11 à 26 ans. Pour les femmes de 15 à 26 ans, cette disposition vaut jusqu'à fin 2017 et devra ensuite être réévaluée. La vaccination est également possible hors programme, mais sans prise en charge des coûts.

Sécurité du vaccin

Des effets indésirables peuvent survenir dans les jours qui suivent la vaccination. Il s'agit principalement de rougeurs et de douleurs à l'endroit de l'injection (25 % des cas), éventuellement de maux de tête passagers et/ou de fièvre (10 % des cas). Ces réactions disparaissent spontanément dans les jours suivants. Des réactions allergiques peuvent également se produire, mais elles sont très rares. En réaction à la piqûre (et non au vaccin) un bref évanouissement peut survenir après la vaccination, voire même avant.

En cas d'allergie grave à l'un des composants du vaccin, ou de réaction allergique grave après une vaccination précédente, il ne faut pas vacciner. La vaccination contre les HPV semble sans risque pour les femmes enceintes et leur bébé, mais les données étant insuffisantes il est recommandé d'effectuer la vaccination seulement après l'accouchement.

A propos des effets indésirables des vaccins contre les HPV, voir :

Offres d'information cantonales


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Carnet de vaccination

Informations complémentaires

Typ: PDF

01.07.2016 | 288 kb | PDF
Typ: PDF

Information destinée aux personnes des deux sexes (seulement en allemand)
(document reproduit avec l'aimable autorisation de l’Office de la prévention de la santé du canton de St-Gall)
25.07.2016 | 1202 kb | PDF
Typ: PDF

Information pour les jeunes
23.11.2015 | 2048 kb | PDF


http://www.bag.admin.ch/impfinformation/12041/index.html?lang=fr